Cavaillé-Coll opus 699, un orgue oublié par l'Histoire...

Programme du concert d'inauguration

(Revue Sainte-Cécile du 1er avril 1898)

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Plan de la salle Poirel

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Transfert de l'orgue au théâtre municipal

par Charles Mutin en 1922

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Extrait de la revue "L'immeuble et la construction dans l'Est" (1er octobre 1921)

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Plan d’implantation de l'orgue

dans une loge de la salle Poirel

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1970  -  202...

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HISTORIQUE

A la fin du XIXème siècle, en vue de disposer d'un instrument pour la classe d'orgue du conservatoire de Nancy, Guy Ropartz, compositeur et directeur de l’établissement, passe commande auprès du célèbre facteur Aristide Cavaillé-Coll d'un orgue de 15 jeux, répartis sur deux claviers et un pédalier de 32 notes.

Cet instrument, inauguré le 12 mars 1898 par Eugène Gigout, organiste d’origine nancéienne, prit place dans une loge de la salle Poirel, située à proximité du Conservatoire de l'époque ; l’orgue figure dans le catalogue de la maison Cavaillé-Coll comme étant le dernier instrument authentique sorti des célèbres ateliers de l'Avenue du Maine.

 

En 1919, la Ville de Nancy commanda à Charles Mutin, successeur de Cavaillé-Coll, un orgue plus important qui devait alors prendre place en fond de scène, et lui attribua le marché à condition que celui-ci déplace l'orgue de la loge dans les coulisses du théâtre municipal, actuel opéra, situé place Stanislas. Ne disposant pas du même espace disponible, Mutin dut légèrement transformer l’instrument : suppression du buffet et des jeux de pédale qui devinrent empruntés au grand-orgue, superposition des sommiers de grand-orgue et récit, les deux étant placés dans deux boîtes expressives, modification de la transmission, la console ayant été retournée.

 

Au début des années 1970, la Ville de Nancy décida de se séparer de l'instrument, jugé encombrant et peu utile. Alors voué à la destruction, l’orgue fut finalement cédé à un organiste amateur soucieux de l’avenir de ce patrimoine, à la condition que celui-ci le démonte lui-même et libère les lieux rapidement.

 

Devenu propriété de ce particulier qui ne l’a jamais remonté, l’orgue demeure en pièces détachées depuis plusieurs décennies, se dégradant inexorablement.

 

Acquis par l’Association pour le Renouveau des Orgues de la Cathédrale de Nancy, un projet audacieux visant à le reconstruire dans le buffet de l’orgue de chœur de la cathédrale voit alors le jour.